Les violences basées sur le genre (VBG) demeurent un fléau silencieux qui brise la vie de milliers de femmes et de filles au Bénin. Qu'elles soient physiques, verbales, économiques ou psychologiques, ces violations des droits humains fondamentaux freinent le développement. L'ONG FAMM agit quotidiennement à la racine pour y faire face.

Sensibiliser pour faire évoluer les mentalités collectives

L'un des principaux obstacles à la lutte contre les VBG est leur normalisation sociale. Trop de femmes subissent des violences en silence en pensant que cela relève de la sphère privée ou de la tradition. Nos équipes de terrain se déplacent au cœur des villages ruraux de Natitingou, Tanguiéta et Boukoumbé pour animer des causeries éducatives interactives.

Ces espaces de dialogue permettent aux femmes de comprendre la loi, de mettre des mots sur leurs souffrances et d'identifier les voies de recours légales. Nous impliquons activement les chefs coutumiers et religieux, car leur influence est capitale pour déconstruire les tabous et encourager les signalements de violences et de mariages forcés.

Le centre d'écoute : un havre de reconstruction

Pour les survivantes de violences, l'ONG FAMM propose un accompagnement global et individualisé. Notre centre d'écoute à Natitingou offre une prise en charge psychologique, médicale et juridique en toute confidentialité. Nous collaborons étroitement avec les centres de promotion sociale (CPS) et les forces de l'ordre pour sécuriser les victimes et engager des poursuites judiciaires lorsque cela est nécessaire.

Cependant, la liberté d'une femme réside également dans son autonomisation économique. C'est pourquoi nous lions l'aide psychologique à des programmes de réinsertion sociale et professionnelle, permettant aux survivantes de démarrer des activités génératrices de revenus et d'acquérir une indépendance financière qui les met définitivement à l'abri de l'emprise de leur agresseur.

Un réseau d'alerte communautaire solide

Pour pérenniser cet impact, nous avons constitué un réseau de relais communautaires bénévoles formés pour détecter, écouter et orienter les cas de violences suspectés dans les quartiers et hameaux reculés. Grâce à cette veille citoyenne et à la confiance partagée avec nos 931 bénéficiaires formés (dont 88,5% de femmes), la parole se libère et les victimes trouvent enfin le soutien dont elles ont besoin pour briser leurs chaînes. La lutte contre les VBG est l'affaire de tous, et l'ONG FAMM reste le porte-voix de celles que l'on tente de réduire au silence.

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